Renouvelez votre adhésion à l’association pour 2021

Voici la lettre de notre président vous étant adressée. Bonne lecture !

Chers Amis et Chères Amies,

Afin d’assurer le bon fonctionnement de l’Association des Riverains et Amis du Richelieu, (ARAR) et comme le prévoient nos statuts et règlements, nous vous proposons de régler votre cotisation pour la période du 1 janvier 2021 au 31 décembre 2021.

Nous vous remercions de nous soutenir dans notre combat afin que la rivière redevienne saine et non polluée, avec un écosystème en santé et régénérateur de vie. Nous agissons sur les causes qui polluent la Rivière Richelieu, en travaillant avec les municipalités riveraines afin de responsabiliser les administrations et les entreprises, avec des solutions innovatrices et durables.

Depuis la création de l’ARAR, nous n’avons pas failli à cette mission.

Nous venons vers vous pour solliciter votre générosité en un acte de solidarité pour renouveler votre adhésion d’un montant annuel de 20$.

En effet, nous avons besoin d’une très forte présence à nos côtés car la force et la crédibilité de notre association dépend du nombre de ses adhérents et bénévoles. A ce jour, votre nombre ne cesse de croître et nous vous en sommes profondément reconnaissants.

De par nos actions et notre engagement, nous avons acquis la confiance des associations, des municipalités, des MRC avec lesquelles nous travaillons et collaborons.

Nous recherchons également des bénévoles pour compléter notre équipe et notre expertise dans chacun de nos axes et comités de travail.

Enfin, je remercie chaleureusement tous les bénévoles et membres actifs. Je ressens vis-à-vis de ces derniers, un immense respect et une profonde reconnaissance pour la générosité avec laquelle ils offrent leur temps pour le travail si précieux qu’ils fournissent et pour le si bel esprit d’équipe qui est le leur.

Chers Amis, Chères Amies, maillons indispensables à notre association, nous vous remercions pour votre présence à nos côtés, pour votre soutien si précieux ayant permis des avancements durables et pour votre générosité à renouveler votre adhésion pour l’année en cours, et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, adhérer à notre association.

Et surtout n’oubliez pas…
Ensemble tout est possible.

Je renouvelle

Rivière Magpie, personnalité juridique

Le chef du conseil des Innus d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, espère que cette déclaration permettra enfin de faire prévaloir l’environnement sur l’économie.

« Les rivières crient, mais personne n’entend. Tout ce qu’on entend, c’est l’économie. Là on a une possibilité, peut-être, d’unir les visions. Il n’y a pas juste l’économie, il y a l’environnement», lance le chef Piétacho.

L’Alliance Muteshekaushipu est derrière ce projet et affirme que ce genre de protection est une première au Canada.

Créé en octobre dernier, l’Alliance Muteshekau-shipu regroupe la communauté d’Ekuanitshit, la Municipalité régionale de comté MRC) de Minganie, la Société pour la nature et les parcs du Québec (SNAP) et l’Association Eaux-Vives Minganie.

Serait-ce là les prémisses d’un virage, vers la mise en place de mouvements responsables eco-citoyen, en vue de protéger notre territoire ?

Notre riche biodiversité, nos rivières vierges, nos zones protégées sont tant d’écosystèmes fragiles que nous devons impérativement protéger. Trop d’initiatives de développement économique vont à l’encontre de la préservation de ces écosystèmes à l’état sauvage.

Couler et évoluer naturellement, faire respecter ses cycles naturels, maintenir sa biodiversité et être protégée contre la pollution, font notamment partie de ces droits proclamés pour la rivière.

Nous sommes témoins d’un précédent unique au Canada, il est né au Québec ! Soyons fier de ce pas de géant vers la protection de la rivière magpie.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton Radio Canada

Crédit photo: SNAP Quebec / Charlène Daubenfeld

Michel Leduc Photographe

« Voir la rivière Richelieu » un poème de Michel Leduc

Chaque année, notre président nous fait l’honneur d’écrire un poème. Cette année il à choisit d’écrire sur le thème de l’eau, pour notre Rivière Richelieu.

Je veux voir la rivière

Je veux voir la rivière reluire par son coté argenté…
Je veux la voir respirer de nouveau. Sortir de ce brassage mécanique qui devient de plus en plus intense et fréquent…

Je veux voir la rivière redonner ses tableaux quotidiens avec la douceur du soleil qui s’étend…
Je veux voir la rivière couper lentement son courant par ce canot de cèdre qui se laisse descendre vers le fleuve…
Je veux voir la rivière bercer le vent et donner aux hirondelles revenues une collation perpétuelle…

Tous droits réservés – Michel Leduc Photographe

«Ce qui fait la
noblesse d’une
chose c’est son
éternité!»

Léonard de Vinci


Je veux voir la rivière accueillir des enfants sur ces berges et les taquiner sûrement aux regards amoureux de leurs mères… Je veux voir la rivière retourner les déjections des terres agricoles forcées par des pompes qui inversent la provenance… Je veux voir la rivière se gorger d’oxygène et multiplier les fosses pour tous ces poissons oubliés…

Je veux voir la rivière reprendre son cours et dicter le passage des bâtiments d’ailleurs…
Je veux voir la rivière en exemple de tous ces cours d’eau qui supplient leur vie sans pollution…
Je veux voir la rivière redevenir une source de vie pour tous ces habitants qui ont soif…

Je veux voir la rivière vivre pleinement!
A votre service Madame Rivière…

Votre président, pour l’instant!

Michel Leduc, Président
Association des Riverains et Amis du Richelieu

RAPPEL – Assemblée 2020

Vous êtes cordialement invité à l’Assemblée Générale Annuelle,
ce 23 octobre 2020, à 20h
L’Association tiendra sa 4eme Assemblée Générale Annuelle.
Un simple rappel vous invitant à y participer (RSVP via le bouton VERT)

Malgré la pandémie qui sévit, de l’eau a coulé sous les ponts et nous devons veiller, encore plus que jamais, à la bonne conservation de notre rivière et des espèces menacées qu’elle contient. 

Votre soutien moral et financier encourage nos bénévoles passionnés. Venez les entendre vous présenter nos axes de travail et les avancements de 2020. Vous en apprendrez beaucoup sur les réalisations et actions en cours!

C’est dans ce contexte que nous vous invitons à participer demain en utilisant ce lien Zoom, dès 19h45 PM: 

Invitation Membres Assemblée Générale Annuelle 2020
Ordre du Jour de l’Assemblée Générale Annuelle 2020
Procès-Verbal de l’Assemblée Générale Annuelle 2019
Vendredi, rejoignez nous pour un évènement virtuel via visioconférence Zoom.
Je participe via ZOOM

«Infrastructures plus vertes» ou écoblanchiment de l’eau?

Une entrevue réalisée avec Alain Saladzius, président de la Fondation Rivière

Suite à la parution d’un article dans le journal local de Beloeil, nous souhaitions trouver certaines réponses pour nos Riverains et Amis de la rivière Richelieu. Voici l’article tiré de notre entrevue du 2 Octobre 2020.

L’Association des Riverains du Richelieu a d’abord reçu avec une certaine satisfaction l’annonce d’investissements massifs de 21 millions pour « la construction, la réfection, l’agrandissement ou l’ajout d’infrastructures municipales d’eau potable et d’eaux usées dans la Vallée-du-Richelieu. » (Journal le Contrecourant du 17 septembre 2020)

Mais à l’analyse du budget, des questions se posent. Quand le député de Borduas et Ministre responsable de la Montérégie, M. Simon Jolin-Barrette, « se réjouit de ces subventions, (…) qui rendent, selon lui, nos infrastructures plus vertes », parle-t-il d’un coup de peinture verte sur des conduites d’eau obsolètes ou d’un réel changement vers une façon plus responsable de gérer le traitement des eaux usées et limiter les multiples surverses dans la rivière Richelieu?

C’est la question que nous avons posé le 2 octobre dernier à un spécialiste de la question, M. Alain Saladzius, ingénieur et cofondateur de la Fondation Rivières. M. Saladzius jette un regard plutôt froid sur lesdites « infrastructures plus vertes ».  Il déplore surtout le fait que cette somme ne servira, à 90%, qu’à faire la simple réfection de réseaux vieillissants où l’eau se perd dans le sol, s’expliquant mal, entre autres, que le traitement de l’eau potable de Saint-Denis-sur-Richelieu gobe la plus grosse partie du budget alors que ces installations sont pratiquement neuves. Il aurait donc souhaité voir le gouvernement investir davantage dans la qualité globale de l’eau. « On creuse des trous et on remplace des tuyaux. Juste ça? »

Mais qu’en est-il de la qualité de l’eau et des 9 usines de filtration qui puisent dans le Richelieu et fournissent les 41 municipalités riveraines ?
M. Saladzius reproche par exemple aux édiles locaux de ne pas intervenir plus activement pour faire respecter leurs règlements concernant les gouttières de toits et les autres phénomènes de ruissellement privés qui engorgent les réseaux sanitaires et constituent la cause principale des débordements. Et ce, aussi bien au printemps qu’en plein été lors des pluies battantes.

M. Saladzius travaille activement depuis une trentaine d’années à mettre en place des solutions aux problèmes d’assainissement des eaux. Sous sa gouverne, Fondation Rivières a mis en ligne dernièrement une carte interactive permettant de connaître le nombre de surverses de chacune des municipalités au Québec, les quantités rejetées et les heures des déversements. Cette application permet de comprendre la durée des déversements et leur intensité, et pourquoi la qualité de notre eau ne s’améliore pas plus, alors que nous dépensons des sommes astronomiques dans les usines d’épuration.

À son avis, c’est en amont qu’il faut chercher les causes de la dégradation de l’eau. Les gouvernements devraient absolument tenir compte de ces données sur les surverses quand ils décident d’investir plus de 1,5 G$ de fonds publics pour « assainir l’eau » par le programme FIMEAU (Fonds pour l’Infrastructure Municipale d’Eau).

En conclusion, on investit 21 Millions dans les INFRASTRUCTURES POUR l’eau dans la région. Mais en réalité une infime partie de cette somme va réellement POUR l’eau. Combien de surverses par année seront éliminées grâce à ces travaux? Combien d’eau potable sera économisée? Peut-on parler ici d’une gestion sérieuse de l’eau sérieuse de l’eau afin d’améliorer sa qualité?

Est-ce qu’on essaie de maquiller une sorte d’écoblanchiment de l’eau (lire changer la tuyauterie) en une gestion verte et responsable de l’eau ? (lire changer ce qui s’en va à la rivière)

Raynald Collard et Martin Dubreuil
pour l’Association des Riverains du Richelieu
Version PDF pour diffusion (93Kb)

Page Facebook de l’Association

Limitation de la vitesse sur la rivière Richelieu : Barsalou-Duval se réjouit de la teneur d’une lettre de Pêches et Océans

1 octobre 2020 | Par Sylvain Rochon

BarsalouDuval
Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval, se réjouit de la teneur d’une lettre adressée par Pêches et Océans Canada au Bureau  de la sécurité nautique.  Pêches et Océans s’y montre favorable à la demande de restriction de la vitesse sur le tronçon de 20 km de la rivière couvrant les territoires  de Saint-Antoine, Saint-Charles, Saint-Denis et Saint-Marc-sur-Richelieu.   

Ce son de cloche porte monsieur Barsalou-Duval à être des plus optimiste pour l’intense croisade qu’il mène depuis des années avec l’Association des Riverains et Amis du Richelieu pour obtenir cette limitation de la vitesse.

Pèches et Océans Canada

Pêches et Océans donne son appui à la demande de restriction de vitesse sur la rivière Richelieu

Sylvain Dupuis, maire de Saint-Ours, Ginette Thibault, mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu, Chantal Denis, mairesse de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher – Les Patriotes – Verchères, Marc Lavigne, maire de Saint-Charles-sur-Richelieu et Michel Robert, maire de Saint-Marc-sur-Richelieu. (Photo : Courtoisie)

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval ainsi que l’Association des Riverains et Amis du Richelieu se réjouissent de l’appui de Pêches et Océans Canada à la demande de restriction de vitesse sur le Richelieu.

« Le ministère confirme que notre démarche cadre avec les efforts qui doivent être faits pour veiller à la conservation des espèces menacées. Il s’agit d’un appui de taille qui me porte à être des plus optimistes quant à la mise en place d’une réglementation sur la rivière. Après des années de travail où le processus à suivre a parfois semblé insurmontable, on voit enfin la lumière au bout du tunnel », a fait valoir le député Barsalou-Duval.

« La Rivière Richelieu est notre patrimoine à tous, un fleuron de la vallée du Richelieu rempli d’histoire. Il est de notre devoir de protéger l’habitat essentiel du chevalier cuivré. Nous avons aussi la responsabilité d’améliorer les activités nautiques sur le tronçon défini par la demande de réglementation. L’Association est fière de collaborer avec les municipalités concernées afin de baliser les espaces de reproduction et protéger les espèces fauniques de notre Rivière Richelieu », ajoute Michel Leduc, président de l’Association des Riverains et Amis du Richelieu.

C’est par une lettre adressée au Bureau de la sécurité nautique que la direction de la Gestion des océans et des espèces en péril a fait savoir qu’elle était favorable à la demande de restriction de vitesse sur le tronçon de 20 km couvrant le territoire des municipalités de Saint-Antoine, Saint-Charles, Saint-Denis et Saint-Marc-sur-Richelieu.

« Cette portion de la rivière correspond presque exactement à l’habitat essentiel du chevalier cuivré et du dard de sable sur cette rivière. […] La vitesse excessive des embarcations et le batillage sont identifiés comme des causes importantes de la dégradation de l’habitat essentiel du chevalier cuivré », peut-on lire dans la lettre de Pêche et Océans.

Rappelons que c’est à la suite des préoccupations exprimées par les citoyens lors des consultations publiques organisées par le député en 2017, que ce dernier a pris en charge la préparation d’une demande au nom des quatre municipalités qui a finalement été déposée en mars 2019. C’est aussi à la suite de ces mêmes consultations que l’Association des Riverains et Amis du Richelieu a vu le jour quelques mois plus tard.

« La demande est le produit d’une réflexion concertée entre les municipalités, les citoyens et les organismes du milieu. Nous espérons une réponse positive du bureau de la sécurité nautique et du ministère des Transports dans les prochains mois. Si tout se passe bien, une réglementation pourrait donc être en vigueur pour l’été 2021 ou 2022 », a conclu le député Xavier Barsalou-Duval.

Communiqué officiel du Bloc Québécois:
Appui du MPO – restriction de vitesse sur le Richelieu

Rencontre avec les députés du Bloc Québécois

Nous étions invités à présenter l’association des riverains et amis du Richelieu aux élus. Était présent pour le Bloc Québécois:

  • Yves-Francois Blanchet, chef du partit et député de Belœil-Chambly.
  • Xavier Barsalou-Duval, député de
  • Christine Normandin, député du Saint Jean sur Richelieu.
  • Gendron, député de
  • Steven, attaché politique
  • Christian, attaché politique

L’association était représentée par :

  • Michel Leduc, Président
  • Remy Lavoie, Trésorier
  • Martin Dubreuil, Directeur des communications

Nous avons pu présenter nos axes de travail et échanger sur la qualité de l’eau et les trop nombreuses surverses, la navigation responsable et la demande de réglementation en cours déposé a Transport Canada ainsi que sur le maillage fort, à mettre en place, de Saint-Ours à Saint-Jean sur Richelieu, afin d’unifier nos actions écocitoyennes.

Le grand chantier de l’eau propre

Cette lettre ouverte est l’œuvre collective d’une quarantaine organisations sensibles aux enjeux de qualité et d’accessibilité publique à l’eau. Elle a été transmise par l’entremise du président de la Fondation Rivières, M. Alain Saladzius, au premier ministre, M. François Legault, au ministre de l’Environnement, M. Benoit Charette et à la ministre des Affaires municipales, Mme Andrée Laforest, le vendredi 12 juin 2020.

EAUX USÉES : 44 ORGANISATIONS RÉCLAMENT UN GRAND CHANTIER DE L’EAU PROPRE
Monsieur le Premier ministre
Monsieur le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques Madame la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation
Le 1er juin 2020, nous avons pris connaissance des informations rendues publiques par la Fondation Rivières dans son communiqué intitulé « Traitement des eaux usées au Québec : 7 municipalités sur 10 contaminent toujours les rivières ». Suite à cette lecture, nous estimons que le temps est venu pour le gouvernement d’agir avec rigueur, concrètement et efficacement, pour protéger les cours d’eau du Québec et pour assurer aux Québécoises et aux Québécois des accès publics aux rivières qui soient propres et sanitaires.

Petite histoire d’assainissement
Rappelons que c’est à la suite de la création du ministère de l’Environnement en 1979 par Marcel Léger, sous le gouvernement de René Lévesque, que le premier grand chantier d’assainissement a été mis en œuvre. Le Programme d’assainissement des eaux du Québec, de l’ordre de 6 milliards de dollars sur une période de 10 à 20 ans, était une priorité d’État pour toutes les décennies 80 et 90. Avant cela, le Québec épurait seulement de 6 à 10 % de ses eaux usées domestiques et industrielles.
Or, après 40 ans et des sommes d’argent publiques conséquentes, le Québec se contente du strict minimum, alors qu’il a tout pour être un chef de file dans la gestion de ses eaux en optimisant les ouvrages d’assainissement. Tout comme pour le cas des infrastructures routières et scolaires qui se sont dégradées de façon importante, les gouvernements qui se sont succédés ont laissé la situation se détériorer au point où aujourd’hui, en 2020, la majorité des systèmes d’assainissement sont désuets et inadaptés, sans jamais avoir été développés dans une logique d’aménagement intégré du territoire.

À l’heure actuelle, les normes de rejet de contaminants dans l’environnement ne tiennent pas compte de la capacité des milieux naturels à supporter la pollution. En effet, toutes les municipalités du Québec sont encore en attente depuis 2014 de recevoir leur « attestation d’assainissement », une forme de permis d’exploitation, une nouvelle norme qui doit resserrer le nombre maximal de surverses que peuvent tolérer les différents bassins versants et les normes de traitement à atteindre. Or, le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques n’a encore émis aucune attestation en vertu de ce règlement. Selon les informations obtenues, le processus d’émission des attestations ne serait complété qu’en 2026, soit 12 ans après l’adoption du règlement. Une autre conséquence des retards actuels est que plusieurs municipalités se retrouveront le 31 décembre prochain en infraction au règlement, car elles déverseront encore des eaux non traitées. C’est une situation pour le moins questionnable.

La plus grande richesse naturelle, une ressource à protéger
Il est regrettable qu’en 2020, malgré des milliards de fonds publics investis, la situation des débordements d’eaux usées municipales dans les cours d’eau du Québec ne soit toujours pas contrôlée. Pire, on note que le nombre réel est en hausse et qu’il est maintenant de 53 645 rejets d’eaux usées par année! Les 1001 cours d’eau, cette richesse naturelle enviée par tous les pays du monde, sont encore traités comme des égouts à ciel ouvert… Nous pouvons et devons faire mieux. Beaucoup de rivières et leurs écosystèmes, dont ceux du majestueux fleuve Saint-Laurent, souffrent depuis trop longtemps de cette négligence. Mettons fin au statu quo et profitons de la crise actuelle pour entamer de réels changements de société.

Lançons un grand chantier de l’eau propre
Depuis toujours, pour stimuler l’économie, les gouvernements lancent de grands chantiers. Cette fois-ci, pourquoi ne pas saisir l’occasion de mettre en œuvre un grand chantier de l’eau propre? Un projet réfléchi en fonction des enjeux d’adaptation aux changements climatiques et selon les principes d’infrastructures vertes, en cohérence avec les notions de capacité de support des milieux naturels et d’aménagement du territoire.
Attaquons-nous aux vrais enjeux à court terme comme le fait que des eaux usées ou pas suffisamment traitées sont rejetées dans nos plans d’eau. Voici des recommandations de ce que pourrait contenir le grand chantier de l’eau propre :

  • Soutenir et accompagner les municipalités avec des ressources publiques qualifiées et suffisantes ;
  • Investir massivement à court terme pour régler les problèmes urgents ;
  • Prioriser la bonne gestion des eaux pluviales par l’aménagement d’infrastructures vertes ;
  • Développer une approche moins bureaucratique et offrir aux municipalités un meilleur accompagnement ;
  • Mettre en place un secrétariat interministériel dédié à ce dossier afin de faciliter la coordination entre tous les ministères et organismes publics concernés ;
  • Implanter un tableau de bord national public permettant aux Québécois de connaître l’état d’avancement du grand chantier ;
  • Donner un mandat clair et des fonds conséquents au MELCC pour la mise en œuvre de ce chantier et assurer un engagement du premier ministre et du Conseil exécutif ;
  • Mettre en place une priorisation régionale des travaux à l’échelle des bassins versants. Bref, les solutions existent. Usons de leadership et cessons de remettre à plus tard ce qui aurait dû être fait depuis bien longtemps!
  • Nous avons une chance inouïe d’avoir sur notre territoire de si nombreux cours d’eau. Nous avons le devoir collectif de les protéger.

Signataires:

Fondation Rivières
Eau Secours
Nature Québec
Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ)
Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)
Stratégies Saint-Laurent
Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)
Organisme de bassin versant de la rivière Saint-Maurice
Organisme de bassin versant de la rivière Richelieu et de la Zone Saint-Laurent
Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi
Organisme de bassin versant du Témiscamingue
Corporation de l’Aménagement de la rivière L’Assomption
Conseil de l’eau du nord de la Gaspésie
Organisme des bassins versant de la zone Bayonne
Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour
Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François
Organisme des bassins versants de la Capitale
Organisme des bassins versants de la Haute-Côte-Nord
Corporation de gestion de la rivière Saint-Jean Saguenay inc.
Conseil des bassins versants des Mille-Îles
Organisme des bassins versants de Kamouraska, L’Islet et Rivière-du-Loup
Conseil de bassin de la rivière Etchemin
Comité du bassin versant de la rivière du Lièvre
Organisme de bassin versant de Duplessis
Organisme de bassin versant des rivières du Loup et des Yamachiche
Organisme de bassin versant de la rivière Maskinongé
Organisme de bassin versant du Saguenay
Conseil régional de l’environnement de Montréal
Conseil régional de l’environnement de la Montérégie
Conseil régional de l’environnement de Laval
Conseil régional de l’environnement des Laurentides
ZIP de Québec et Chaudière-Appalaches
ZIP Les Deux Rives
ZIP Côte-Nord du Golfe
Greenpeace Canada, Montréal
Association des riveraines et riverains du lac Joseph
Association de protection du lac à la truite d’Irlande
Association des Riverains et Amis du Richelieu
Association pour la protection du lac Taureau
Canot-Kayak Qc
Environnement Jeunesse (ENJEU)
WWF-Canada, direction Québec
Le Projet de la réalité climatique Canada
Parc de la Rivière-des-mille-Iles

Source: https://fondationrivieres.org/lettre-ouverte-eaux-usees-2020/

Voici la réponse que notre lettre a reçue :

Conseil d’Administration à Chambly, le 5 mars 2020

C’est au Pôle culturel de Chambly, dans cette grande et très lumineuse bibliothèque, en présence de la nouvelle mairesse Alexandra Labbé que le Conseil d’Administration de l’Association des Riverains et Amis du Richelieu à tenu sa réunion mensuelle.